Qui tranche ici
À propos
Un site qui répond « A ou B » par A, ou par B, et qui dit pourquoi.
- 16 ans en centrale d’achat, à trancher entre deux fournisseurs sur pièces
- 1 plume une seule personne écrit, relit et signe
- 6 domaines maison, argent, auto, équipement, droit, divers
- 0 vente rien n’est vendu ici, et aucun clic ne rapporte de commission
D’où vient ce site
Pendant seize ans, mon métier a consisté à choisir entre deux fournisseurs. J’étais acheteuse dans une centrale qui approvisionnait une trentaine de magasins de bricolage, sur l’outillage et le second œuvre. Le travail tenait en trois gestes : poser les critères qui comptaient vraiment, mettre les deux offres en regard, et défendre l’arbitrage devant des gens qui demandaient des chiffres. Pas des impressions. Des chiffres.
En quittant la centrale, je me suis aperçue que mon entourage me téléphonait avant d’acheter quoi que ce soit. Un sèche-linge, un chauffage, une assurance. À chaque fois la même question : « lequel des deux ? ». Et à chaque fois, la même déception en cherchant sur internet.
Parce que les pages existent. Elles sont nombreuses, souvent longues, et elles s’arrêtent une phrase avant la réponse. Elles expliquent la différence entre les deux options, alignent un tableau, puis concluent que tout dépend de vos besoins. Le lecteur repart avec ce qu’il avait en arrivant.
Quand j’ai regardé qui les écrivait, j’ai compris. Sur « café en grain ou moulu », les dix premiers résultats appartiennent à des marchands de café, et tous penchent du côté du grain. Sur « assurance vie ou PEL », dix sites vendent de l’assurance vie, aucun n’a de raison de défendre le PEL. Une page écrite par quelqu’un qui vend l’une des deux options ne peut pas arbitrer entre les deux. Ce n’est pas de la malhonnêteté, c’est une position intenable.
Ce que vous trouverez ici
Des duels, et rien d’autre. Deux options, le verdict dans les deux premières phrases, le critère sur lequel il se joue, et le cas où l’autre option reprend l’avantage. Chaque page nomme deux situations concrètes et dit laquelle prendre dans chacune, parce qu’un lecteur moyen n’existe pas.
Les chiffres passent avant les avis, et ils portent leur source. Quand un montant vient d’un organisme public, l’organisme est cité dans la phrase avec l’année de sa mesure. Quand je n’ai pas le chiffre, je ne le fabrique pas.
Quand les deux options se valent vraiment sur le point que vous regardiez, c’est écrit noir sur blanc, et la page vous dit alors où la décision se joue réellement. C’est la seule forme de « ça dépend » que je m’autorise, et elle est toujours suivie de la suite.
Qui écrit
Ou Bien est écrit par une seule personne, et c’est moi. Maud Delaunay, quarante-sept ans, à Angers. Assistante achats puis acheteuse pendant seize ans, les huit dernières sur l’outillage et le second œuvre. Depuis, du conseil en achats auprès de petites entreprises. Et, en dehors, une maison de 1972 que je retape depuis quatre ans et qui m’a appris ce qu’aucun catalogue ne dit.
Ce que je connais de première main : l’outillage, le second œuvre, la lecture d’une fiche technique, et la façon dont un prix se construit. J’ai vu de l’intérieur pourquoi deux produits presque identiques ne coûtent pas la même chose.
Ce que je ne connais pas : la santé, le placement financier, la mécanique automobile. Sur ces sujets je travaille les sources publiques, je dis d’où vient chaque chiffre, et je n’invente aucune expérience que je n’ai pas eue. Un site qui couvre des domaines aussi éloignés ne peut pas prétendre les maîtriser tous. Ce qu’il peut tenir, en revanche, c’est la même méthode d’arbitrage partout, et c’est ce que je fais.
Une erreur, un chiffre qui a bougé
Écrivez-moi à [email protected]. Un tarif qui a changé, un seuil réglementaire qui a bougé, un calcul qui ne tombe pas juste : dites-moi lequel et sur quelle page, je corrige.